Pardon

Combien de mots couverts de haine et de mépris,
Pourront cacher mes peurs et débuts d’hystérie ?

Et combien de critiques, d’arguments ficelés,
Sauront te déguiser en ennemi rêvé ?

Combien de sabotages et de diners gâchés,
A coups de certitudes et de creuses vérités ?

Car si j’avais, ce soir, le courage de tomber,
De laisser toutes mes parts être enfin démasquées,

J’aurai, pour commencer, l’honnêteté intrépide,
D’avouer que tu ne portes ni mes manques ni mes vides.

Car si j’avais, ce soir, le courage d’un seul don,
Je me donnerai entière en demandant pardon.