Et puissent les étoiles…

Et puissent les étoiles projeter sous tes yeux
Leur pâle lumière d’or, inquiètes de t’éblouir,

Et ton corps apaisé sous la voûte des cieux
Te laisser, pour un temps, la liberté de fuir,

Et puisse le silence apporter une trêve
Aux vives pensées du jour qui te traversent encore,

Puissent celles qui seront aux portes de tes rêves
Ouvrir de nouveaux mondes et t’offrir leurs trésors,

Et si je le pouvais je veillerais encore,
Mille nuits ne sont rien près d’un enfant qui dort.

Mais la douce nuit t’appelle et je dois l’accepter,
T’abandonner à elle et ne te retrouver

Qu’à ton prochain réveil, qu’après mille voyages,
Puisse la nuit t’offrir ce qu’elle a de plus sage.